Politique Européenne : Retour à la période de Pierre Laval ?

Publié le par Enoch

 
 
A quand un procès de Nuremberg pour  les collabos qui nous font subir  l'Europe et qui nous livrent pieds et poings liés à cette gouvernance mondiale de l'économie qu'ils désirent tant ?

Après, on nous dira que cette crise économique n'a rien à voir avec celle de 1929. Alors qui sera capable de nous expliquer pourquoi on utilise les mêmes remèdes pour essayer d'enrayer cette crise financière d'abord, et économique par la conséquence des choses.
Des pays européens baissent déjà, et sans négocier, les salaires dans certains secteurs d'activités. On voudrait enrayer la crise par la "déflation" qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Notre niveau de vie, déjà bien abimé, risque de prendre une claque monumentale, et après, on nous dira que cette baisse des salaires nous permettra  de devenir concurentiel vis à vis des pays à faible coût.
Ci dessous un article de "Solidarité et progrès", qui nous rappelle les tristes jours du gouvernement de Pierre Laval et l'étrange ressemblance de ce que nous risquons de vivre aujourd'hui.
Hitler sera-t-il remplacé par les "fonctionnaires européens" avec dans le rôle du parti NAZI, la  BCE ? Ca sent le souffre, ça sent la révolution.




Pierre Laval, nous revoilà : la BCE et Trichet exigent des baisses de salaire



9 mars 2009 (Nouvelle Solidarité) - « Fonctionnaires : l'Europe brise le tabou des salaires », titre sournoisement le quotidien Le Monde du 8 mars. Dans un véritable retour aux pages les plus noires des années trente, et sous la pression du Fond monétaire international (FMI), plusieurs gouvernements européens imposent des baisses de salaires à leurs fonctionnaires.

Cette politique n'est qu'un remake de la politique d'Heinrich Brüning de 1930, imitée en 1935 par Pierre Laval en France, qui tenta de remédier à la crise par une politique de « déflation » ; autrement dit une baisse autoritaire des salaires. Brüning expliqua qu'entre 1930 et 1931, « les salaires avaient été diminués en moyenne de 20 à 25%, sans que se produisît une seule grève, exception faite de la grève sauvage dans l'industrie métallurgique de Berlin ». Il s'agissait à l'époque « de ramener les salaires, les traitements et le prix de la vie au niveau de 1913 ».

En Suède, pays du « dialogue social » et du corporatisme fabien, c'est le syndicat de la métallurgie qui a « négocié » lui-même des baisses de salaire de 20% afin « d'éviter » des licenciements secs.

En Lettonie, le gouvernement a imposé brutalement une baisse de 15% des revenus de ses fonctionnaires « dans le cadre du soutien apporté par le FMI et l'UE ». Cette crise d'austérité a provoqué des violentes manifestations et la chute du gouvernement letton. Sous perfusion internationale elle aussi, la Hongrie a supprimé le treizième mois dans la fonction publique et la Roumanie pourrait être obligée de faire de même, si le FMI et les 27 volaient à son secours dans les prochaines semaines.

En Irlande, 120 000 personnes sont descendus dans la rue, après que le premier ministre Brian Cowen ait annoncé, le 3 février, contre l'avis des syndicats, une réduction de plus de 7% du traitement dans la fonction publique, par le biais d'un prélèvement destiné à financer les retraites. « Ce phénomène pourrait faire tache d'huile si la crise s'aggravait encore, en dehors comme en dedans de la zone euro », écrit Le Monde.

Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne (BCE), a appelé les gouvernements « à poursuivre des politiques de dépenses courageuses, en particulier en matière de salaires dans le public ».

Comme le précise Le Monde, pour lui, « l'Irlande, et tous les pays de la zone euro ont intérêt à réduire les salaires, afin de regagner en compétitivité, sans vivre au-dessus de leurs moyens ». Car, estime-t-il, « l'accumulation des pertes relatives de compétitivité et de déséquilibres domestiques nécessite, à un certain moment, d'être corrigée ».

C'est ce cocktail explosif de la planche à billets (Keynes) et de déflation salariale (Laval) qui nous conduira, si rien n'est fait, tout droit dans le mur.

A nous de mettre rapidement une alternative viable sur la table.

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Publié dans politique

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