Dettes et déficits : où en sommes nous vraiment ?

Publié le par Enoch

Mardi 21 juillet

Dette, déficits : cessons le catastrophisme !

Avec l'envolée des déficits, d'innombrables interventions se font jour pour dénoncer la dette, les déficits et l'irresponsabilité de nos politiques qui font porter un fardeau financier sur les futures générations. Un procès beaucoup trop catastrophiste.

Catastrophisme n'est pas vertu

Cette remise au point ne signifie pas qu'il ne faille pas prêter attention aux déficits publics, ni même aux dépenses publiques. La dépense de l'argent de la collectivité doit savoir être faite avec parcimonie et en se posant à chaque fois la question de l'intérêt de son emploi. En outre, il faudra un jour être capable de sortir du cycle infernal des déficits quand la croissance sera revenue, ne serait-ce que pour donner des marges de manœuvre à l'Etat.

Aujourd'hui, de nombreux journalistes et politiques dénoncent avec vigueur l'envolée des déficits en France (autour de 7% du PIB). Cependant, leur croisade du moment n'est souvent que pure posture puisque aucun d'entre eux ne se risque à avancer des propositions concrètes de baisse de dépenses ou de hausses d'impôt. Or dans le contexte économique actuel, il revient à l'Etat d'intervenir massivement pour éviter que l'économie n'entre dans une dépression comparable à celle des années 30.

L'herbe est moins verte ailleurs

Et aujourd'hui, on pourrait même argumenter que la réaction de la France n'est pas assez forte, puisque les Etats-Unis et la Grande-Bretagne n'hésitent pas à recourir à un déficit deux fois supérieur au nôtre pour relancer leur économie. En fait, la France fait plutôt partie des pays conservateurs en matière de plan de relance et présente donc un déficit public dans la norme plutôt basse.

Et concernant la dette, notre position va plutôt s'améliorer à l'issue de la crise. À l'origine, nous étions aussi endettés que les Etats-Unis et l'Allemagne (autour de 65% du PIB), plus que la Grande-Bretagne et l'Espagne (40-45%) et moins que l'Italie et le Japon. Mais l'énormité des déficits espagnols et britanniques vont les amener à des niveaux comparables au nôtre, alors que les Etats-Unis pourraient finir dans le peloton de tête des pays les plus endettés.

Lire la suite sur le blog de Laurent Pinsolle.

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Publié dans politique

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