Européennes : Dernière nouvelles par l'AFP
02/06/2009 20h43 GMT - UE-ÉLECTIONS-FRANCE-PARTIS - Nouvelles de France - AFP PARIS, 2 juin 2009 (AFP) -
Le président du mouvement souverainiste Debout la République (DLR), Nicolas Dupont-Aignan, a renvoyé dos à dos mardi "les eurobéats" et les "euroronchons" lors d'un meeting de clôture de sa campagne pour les élections européennes à la Mutualité à Paris.
Debout la République a "voulu sortir l'élection européenne de l'éternelle mascarade entre eurobéats et euroronchons", a lancé le député de l'Essonne, à l'issue d'une campagne dénonçant les effets néfastes de la politique libérale de la Commission.
"Les eurobéats, ce sont les champions du monde du double langage, les tartuffes de la politique, les malades schizophrènes, PS, UMP, MoDem et Verts. Ils ont tous signé Lisbonne et passent leur vie à se lamenter des conséquences de la dérégulation", a-t-il poursuivi.
M. Dupont-Aignan, dont les listes sont créditées de faibles scores (-1%) par les derniers sondages, a accordé la prime de la meilleure affiche politique au Parti socialiste pour le slogan "changeons maintenant", alors qu'"ils ont construit" ce qu'ils prétendent changer.
"Le grand prix de la mauvaise foi et du double langage ira à Michel Barnier et au président de la République", a-t-il dit, très applaudi, avant d'accuser Nicolas Sarkozy de "mensonge" sur son refus de l'entrée de la Turquie dans l'UE et sur les négociations commerciales internationales. "De l'autre côté, il y a les euroronchons, ils crient fort, ils sont en quelque sorte les fous du roi, ils amusent la galerie mais sont incapables d'apporter une solution au peuple français", a-t-il martelé.
Il a notamment critiqué "la droite extrême" qui "croit que le monde est sous cloche et qu'on peut vivre dans l'immobilisme".
M. Dupont-Aignan, qui se définit comme gaulliste, a confié que son impression après sa tournée à travers le pays était que "notre belle France est en train de couler". "Ceux qui dansent toujours sur le pont, qui continuent leur petit manège, se rendent-ils compte que les ponts inférieurs sont déjà sous l'eau, et qu'au fond de la cale les gens se noient ?", s'est-il demandé.
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