Réponse à Corinne Lepage par Enoch

Publié le par Enoch

il est vrai que le montant du plan de relance de la France pour faire face à la crise frise le ridicule.

- L'investissement de maintien du système bancaire, ainsi que la garantie des échanges financiers, n'apportent rien dans la relance économique ; la demande de crédits trouve le plus souvent une fin de non recevoir, et, comme l'indique le dernier rapport de la Natixis en interne, la baisse d'activité est en grande partie dûe à la baisse de l'endettement des ménages, c'est tout simplement le chat qui se mange la queue.

Il y a une totale absence de politique monétaire commune de la zone Euro surtout dans une situation de désendettement du secteur privé et là on trouve la limite du soutien par les politiques budgétaires. Nous le voyons aujourd'hui avec les pays européens qui ont une faiblesse dans l'exportation comme l'Espagne, le Portugal, la Finlande la Grèce ou l'Irlande et qui subissent de façon violente les augmentations du nombre de chômeurs, et ce phénomène se répercutera sur notre pays dans l'année à venir.

On voit à ce stade toutes les limites de l'Europe et la petitesse de vision commune qu'aurait dû apporter l'Euro. Cette crise et les élections européennes de Juin prochain doivent nous faire prendre conscience, que le mini-traité dit de "Lisbonne" ne ferait qu'accentuer la crise sociale et économique s'il devait être appliqué.
Sur ce dernier point d'ailleurs, notre cher Président se désavoue, car les règles d'un protectionnisme étatique sont inapplicables.

Les chiffres présentés étant ce qu'ils sont et pouvant tout dire et leur contraire, j'aurais aimé également que le Président nous explique comment la dette des ménages en % du PIB continue d'augmenter alors que les crédits aux ménages sont eux largement en baisse. En dehors de l'utilisation du déficit budgétaire de façon conjoncturel plutôt que structurel , aucune autre explication ?

Cette politique de relance par le déficit public sur les bases antérieures qui nous ont conduits à la crise, ne pourra impliquer qu'une hausse continuelle dudit déficit. La France a besoin d'une véritable politique d'investissement pour les 20 prochaines années, nous montrant le chemin d'un nouveau paradigme économique. Je pense que Sully aurait sa place dans un tel projet, mais d'autres préfèrent Bonaparte, à chacun sa vision de la France, ou plutôt, de soi même à travers la France.

L'important est de miser nos ressources ou déficit sur les opérateurs qui créent de la valeur pour l'avenir. et tant pis pour les banques et les constructeurs automobiles ; ces derniers ont préféré gérer comme des financiers plutôt que comme des industriels ( ne nous y trompons pas, les 6 mds injectés dans l'automobile aujourd'hui serviront également pour les usines qui sont déjà délocalisées).

Corinne, faire du Obama, en limitant les salaires, les bonus et autres des grands patrons, est un fait qui flatte l'égo du Peuple, mais qui en aucun cas ne lui donne du travail. Interdire la spéculation sur l'économie, les matières premières ou vivrières semble plus approprié.

Tous ceux qui ont dit "oui" au mini-traité de Lisbonne, dont tu es une des représentantes par le biais du MODEM, devront bien réfléchir aux propositions à faire lors du vote de juin, car il ne s'agit plus d'un plan B à mettre en oeuvre mais directement d'un plan "C"non fédéral, mais confédéral, plus social, plus écologique tout simplement plus juste.
Désolé d'avoir été long, mais comme je l'ai déjà dit dans un autre post, j'ai mal à la France.
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Publié dans politique

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