Victor Hugo toujours d'actualité
Au moment où nous sommes, il y a une chose à faire ; une seule. Laquelle ?Relever la France.
Relever la France. Pour qui ? Pour la France ? Non. Pour le monde. On ne rallume pas le flambeau pour le flambeau.
On le rallume pour ceux qui sont dans la nuit ; pour ceux étendent les mains dans la cave et tâtent le mur funeste de l'ostacle ; pour ceux à qui manquent le guide, le rayon, la chaleur, le courage, la certitude du chemin, la vision du but ; pour ceux qui ont de l'ombre dans leur horizon, dans leur travail, dans leur itinéraire, dans leur conscience ; pour ceux qui ont besoin de voir clair dans leur chute ou dans leur victoire.
On rallume le flambeau pour celui même qui l'a éteint, et qui, en l'éteignant, s'est aveuglé ; et c'est pour l'Europe qu'il faut relever la France
Oui, pour l'Europe. Car l'Europe est esclave, et c'est de la France que lui reviendra la liberté.
La lumière délivre.
Mais pour rallumer le flambeau, pour relever la France, comment s'y prendre ? Qu'y a-t-il à faire ?
Cela est difficile, mais simple.
Il faut faire jaillir l'étincelle.
D'où ?
De l'âme du peuple.
Cette âme n'est jamais morte. Elle subit des occultations comme tout astre, puis, tout à coup, lance un jet de clarté et reparaît.
La France avait deux grandeurs, sa grandeur matérielle et sa grandeur morale.
Ses puissances matérielle et financière sont seules atteintes, sa puissance intellectuelle est entière mais endormie.
On amoindrit un territoire, non un rayonnement ; jamais un rayon ne rebrousse chemin.
Être la nation de l'idéal, c'est être la nation du droit ; être le peuple du beau, c'est être le peuple du vrai.
La France n'est pas morte car elle a toujours son âme. L'économie est une chose nécessaire au redressement de notre belle République, mais sans droit, sans justice, sans équité nous recommencerons les mêmes erreurs que celles-là même nous voulons combattre.
Nous sommes la nation des Lettres et nos enfants sont illetrés.
Nous sommes la nation des Droits de l'Homme, et nous sommes parmi les premiers à les baffoués.
Nous sommes la nation de la Liberté, et pourtant nous nous laissons enchainés à un Traité pour l' Europe plus mondialiste qu'européen.
Nous sommes la nation de l'Egalité, et l'injustice sociale n'a fait que creuser l'écart entre les puissants et les faibles de ce pays.
Et où est notre Fraternité, sinon dans le caniveau, et là c'est la faute à Sarko et tous ceux qui depuis des années se sont servis de la France au lieu de la Servir ; qui aiment la France uniquement pour la gloire qu'elle peut leur apporter.
J'ai mal à la France, et le dénigrement de nous-mêmes par nous-mêmes est détestable. Nos déchirements et nos divisions donnent le droit insolent à l'Etranger d'ironiser. Les "sémaphorismes" présidentielle ne peuvent en aucun cas nous montrer le chemin sur lequel la France doit s'engager.
Nous avons certes besoin d'une relance économique, pour ne pas dire une révolution, mais nous avons également besoin d'une insurrection des consciences, pour réaprendre, à ceux qui l'on oubliés, qui nous sommes pour savoir où nous voulons aller.
PS
Dans la citation de Victor Hugo ci-dessus, les phrases soulignées représentent des modifications pour nous mettre dans le contexte 2009. L'Europe à remplacé l'Allemagne.
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